En Arménie au pied du Mont Ararat

Cet été, nous avons choisit une destination un peu moins connue mais oh combien intéressante, l’Arménie. Pourquoi avoir choisi ce pays. On en a souvent entendu parlé, Charles Aznavour, les conflits dans la région, le Mont Ararat, mais en réalité on connaît très peu cette région du Caucase. Loin des foules de touristes et des sites surpeuplés, l’Arménie nous semblait être la destination parfaite pour nous immerger dans une culture différente et riche en surprises.

Nous avons pu trouver un vol vraiment pas chère en passant par Rome avec la compagnie Wizz Air Malta. 650 euros A/R pour trois Paris-Rome-Yerevan.

Yerevan, la capitale

C’est le point central de l’Arménie, 80% de la population y habite. Cette ville est un contraste entre l’ancienne ère soviétique et l’époque moderne. Une circulation très dense à laquelle participe des Lada ainsi que d’autres vieilles voitures russes ou japonaises aux cotés de Tesla et autres bolides flambant neufs. Mais la ville est propre, remplie de parcs et de fontaines. Les gens y déambulent paisiblement. Pas de bruit (hormis la circulation), pas de saleté, pas d’insécurité. Une ville agréable dans laquelle nous avons passé quelques paisibles moments, seule la chaleur limitait quelque peu nos déplacements piétons (>40°C).

Depuis Yerevan, nous sommes partis visiter le site de Khor Virap, un monastère au pied du Mont Ararat (qui se situe actuellement en Turquie soit dit en passant). Nous avons admirer cette montagne entourée de plusieurs pays, la Turquie, l’Iran et l’Azerbaïdjan.

Sur le temps d’une autre journée, grâce à un taxi, nous sommes partis découvrir le site de Gherart avec son monastère incrusté dans la montagne, le temple païen de Garni et le site de Symphony of stones, une formation rocheuse quelque peu inhabituelle.

Chaque soir il ne faut pas rater le spectacle en centre-ville, place de la République, une heure de musique accompagnée d’un jeu de jet d’eau et de lumière. C’est l’endroit à être le soir à Yerevan… avec une glace !

Le monastère de Gherart
A Khor Virap devant le mont Ararat
Le temple païen de Garni
Symphony of stones
Yerevan à la cascade

Direction le nord, Dilidjan

Fini la chaleur torride de Yerevan, départ pour les montagnes en autobus local. Ce n’est pas trop difficile de voyager en bus en Arménie, il vous faudra néanmoins des notions de russe ou d’arménien, l’anglais est très peu utilisé en dehors de Yerevan, et aussi du temps, les horaires ne sont pas fixes. Par chance, je maitrise quelque peu le russe et le cyrillique. Trois heures de bus séparent Yerevan de Dilidjan.

Sur place il fait bien moins chaud et le vert redevient la couleur dominante. On se croirait un peu dans les Alpes. Les gens sont particulièrement agréables et hospitaliers.

Nous avons passé une petite semaine à Dilidjan, nous avons pu randonner au monastère de Goshavank, au lac Parz Lich, dans les montagnes d’Elephant Rock. Nous avons également passé une journée au lac Sevan.

Pour nous déplacer sur place, rien de plus simple, en taxi local ou avec l’application Yandex. Les tarifs sont vraiment bas.

Dans les montagnes caucasienne
Au lac Sevan
Un tour en 4×4
Vers Elephant Rock

On redescend, dans la chaleur…

Après Dilidjan, direction le sud de Yerevan cette fois-ci, toujours en autobus local. Le trajet est un peu plus long car nous avons dû prendre plusieurs bus différents. Nous arrivons dans la soirée à Yeghegnadzor, un petit village au milieu des vignes où nous avons loué une cabane perchée au milieu du désert.

Le lieu est apaisant mais la chaleur est extrême, 42-43°C la journée, heureusement le camping a une piscine qui nous a bien rafraîchi.

Dans le coin nous en profitons pour visiter les grottes d’Areni, le monastère de Noravank (oui encore un monastère !!) et goûter le vin local ! Nous passerons aussi une demi-journée à randonner à la forteresse de Smbataberd malgré la chaleur.

Pour nous déplacer, ce fût assez simple car le frère de la gérante du camping possède son propre taxi. Pour quelques euros, il nous déposait et nous récuperait aux endroits souhaités. Ils étaient vraiment arrangeant.

Notre cabane perchée
Au milieu du désert arménien
Monastère de Noravank
Forteresse de Smbataberd

En route vers Tatev

Pour aller à Tatev, c’est un peu plus compliqué, nous avons dû retourner à Yerevan et prendre une visite guidée à la journée. C’était le moyen le plus simple et le plus rapide.

Grosse journée en vue, avec tout d’abord la visite du monastère de Tatev en prenant le plus long téléphérique du monde, 5,7 km de long.

Nous suivrons les découvertes avec la visite d’un pont suspendu et d’une cascade rafraichissante. En fin de journée, nous dégusterons les produits spiritueux du centre du pays.

Tatev
Pont suspendu
Une belle cascade

Conclusion sur l’Arménie

L’Arménie fût une belle surprise. Les gens sont d’une extrême gentillesse et toujours aidant et bienveillants. Les seuls touristes qu’il y avait étaient principalement russes. Ils étaient également très chaleureux avec nous et toujours prêt à nous aider.

C’est mieux de connaître un peu l’arménien ou le russe car l’anglais ou le français sont très peu utilisés. Surtout qu’ils utilisent un alphabet différent du notre. Les chiffres restent les mêmes.

Le pays est vraiment sécure, en ville, dans les montagnes, dans le désert, jamais eu de problèmes.

La cuisine est délicieuse, plutôt du style libanais ou iranien.

Il ne faut bien sûr pas parler de la Turquie, de l’Azerbaïdjan ou politique, sujets sensibles. Mais ils apprécient beaucoup les français, sacré Charles Aznavour !

Une réponse à “En Arménie au pied du Mont Ararat”

  1. Merci les amis pour toujours nous faire voyager et nous cultiver. Bravo vous êtes incroyable !

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