Nous partons de la ville de Xi’an, de la gare sud précisément. C’est la pire gare que nous ayons vu de notre vie, il faut imaginer une grande cellule de prison, puante et à l’air irrespirable ! Nous y resterons pourtant 6h. 21h notre train arrive, nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Nous voilà entassés dans une cabine ouverte de 6 couchettes. Maman et moi avons la couchette du milieu, papa celle du haut. L’espace est réduit au minimum, pas de place pour bouger un orteil. Pourtant les kilomètres défilent et la nuit n’est pas si terrible que cela. Il est déjà 9h du matin et nous voilà à Chengdu. Notre chambre d’hôtel nous remonte le moral, belle, moderne et surtout propre, mais toujours pas un seul mot d’anglais de la part du personnel, décidément sur Booking, on met n’importe quoi. Nous essayons tout de même de demander des renseignements sur les bus, elle nous fait comprendre qu’il faut prendre un taxi ! Pour les déplacements ça promet, encore une fois !

Nous voici à l’arrêt de bus, devant l’hôtel, notre guide de conversation à la main, essayant de trouver un chinois qui veuille bien lire notre petite phrase magique « Y a t-il  un bus pour aller en centre-ville ? » Mission accomplie, après deux refus, une gentille chinoise nous indique le bus 52. La ville est grande et variée. Le quartier Jinli est très agréable à visiter. La ville est parsemée de nombreux temples, de ponts, dont un pont habité qui vaut le détour. Le centre-ville est quand même très huppé, pas pour notre porte-monnaie. Nous flânerons également dans quelques boutiques, à la recherche de vêtements, mais sans trop de succès. T-shirt mal taillé, mal cousu, défauts, sans oublier les tailles, un XL équivaut à un S. Autant dire que nous ne trouvons rien à pas cher. Les vêtements corrects sont au même prix qu’en Europe !

Jeudi matin, nous partons voir le centre de recherche des pandas, figure emblématique de la région. Cette fois, pas le choix, il faut prendre un taxi, attention le prix n’est pas le même à l’aller qu’au retour, compteur trafiqué ?? On ne le saura pas ! Malheureusement, à notre arrivée au parc, il se met à pleuvoir, il s’agira d’une averse d’une petite heure, rien de gênant, il fait toujours chaud. Le parc est accueillant, mais à l’image de la Chine, il n’y a pas de logique au sens de la visite, c’est le bazar ! Bref, les pandas sont bien là, endormis, mangeant, ou en train de jouer, nous en prenons plein les yeux, Lylou adore. Nous aurons même le plaisir de voir un minuscule bébé à la nurserie. Il y a des pandas adolescents, adultes et des pandas roux, qui peuvent être agressifs. Nous prenons notre déjeuner près du lac, nourrissant les cygnes et les poissons.

Samedi, c’est le grand bouddha de Leshan que nous irons voir. La route est longue. Après deux bus de ville, départ pour deux heures de car, de la gare routière de Xinnanmen. Trente minutes de minivan et cinq minutes de tuk-tuk plus tard, nous voilà devant l’entrée Nord. Nous arrivons gentiment devant l’immense tête du bouddha, le plus grand du monde antique, maintenant il faut descendre pour voir ses pieds, 71 mètres plus bas ! Pour cela, il faut emprunter les centaines de marches où des centaines de chinois y sont déjà entassés. Il faudra être très patients car les chinois veulent tous un selfie avec bouddha. Il y a même des personnes très âgées qui font ce chemin, ce qui crée des embouteillages. Le bouddha est impressionnant, il regarde la rivière, entouré de végétation luxuriante, le cadre est apaisant et irréel. Lylou a bien marché malgré la difficulté, c’est une petit fille pleine d’énergie.

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